Archives pour mars, 2013

Chiffres intéressants et inquiétants sur le nombre d’emplois vs le nombre d’étudiants en informatique

 

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(1) les nouvelles générations (qui on grandit avec les technologies) préfèrent-elles un « vrai » travail qui (elles le savent) incluera certaines technologies?

Par conséquent, pourquoi étudier en technologies directement?

(2) les diplômes et sillabus de cours sont mal adaptés dans toutes branche d’étude. Les systèmes d’éducation (pluriel comme le problème est mondial) ne produise majoritairement que des B.Sc, B.Eng, BA/TI, et quelques diplomes graphisme/video/multimedia. Malgré tout, le monde des technologies inclu beaucoup plus que 3-4 types d’emploi, et par conséquent, une poignée d’étudiant est rapidement dilluée par une possibilité d’emploi beaucoup trop vaste

(3) Considérant que les technologies et la programmation en générale ne risquent pas de disparaître de si tôt.. pourquoi ne pas avoir ne serait-ce qu’un cours de programmation au primaire. et peut-être 2-3 au secondaire. et peut-être 1-2 au CEGEP! Indirectement une main d’oeuvre beaucoup qualifiée en technologies pourra occuper des emplois liés au technologies.. et les étudiants qui se découvrent un véritable intérêt pour les technologies (par opposition à « se fier à ce que l’on entend ») occuperont les emplois hautement qualifiés.

N’oublions pas que programmation == logique == mathématiques!

En ce qui a trait au outsourcing, oui, ce n’est pas facile dû largement à des différences culturelles et éducationnelles très grandes. Par contre il ne suffit que de regarder les populations asiatiques (inde/bangladesh/pakistan/bali/malaisie/philipines/chine/coree/etc) pour comprendre que le 1% de leur population considéré « intelligent » (« haut » IQ) est plus grant que 100% de la population canadienne. Quand leur culture aura changé moindrement, le oursourcing sera inévitable! Adopt early, learn quickly!

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LE LOGICIEL LIBRE EST UNE OPTION INCONTOURNABLE POUR LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC

18 MARS 2013

Le ministre responsable de l’Administration gouvernementale et président du Conseil du trésor, M. Stéphane Bédard, a annoncé huit mesures qui permettront au gouvernement du Québec de développer son expertise du logiciel libre et d’en intensifier l’utilisation au sein des organismes publics.

« Le gouvernement croit fermement aux avantages de l’usage du logiciel libre. L’annonce d’aujourd’hui est une avancée importante en ce sens. Pour nous, le logiciel libre représente à la fois une option incontournable pour les organismes publics et une occasion d’affaires pour plusieurs entreprises québécoises. En somme, le logiciel libre, c’est payant pour le Québec », a souligné le ministre Bédard.

CRÉATION D’UN CENTRE D’EXPERTISE GOUVERNEMENTAL

Parmi les mesures annoncées, mentionnons la création, dès le 1er avril 2013, d’un centre d’expertise gouvernemental en soutien et en développement du logiciel libre. Le Centre d’expertise en logiciel libre (CELL) aura pour mandat de développer une expertise de pointe afin d’accompagner les organismes publics dans le développement de solutions basées sur des logiciels libres. À titre d’exemple, des outils de gestion documentaire, de géomatique ainsi que des plateformes de collaboration et de participation seraient développés à partir de ce type de logiciel.

Voici les autres mesures qui permettront au gouvernement du Québec de tirer profit du logiciel libre :

  • Dépôt d’une liste de standards ouverts recommandés, essentiels à l’utilisation des logiciels libres dans les organismes publics, et de leur mode d’application;
  • Mise en place d’un appel d’offres ouvert, lors de la mise à niveau du courrier électronique gouvernemental, afin de considérer les solutions en logiciel libre;
  • Mise à contribution des ministères, des organismes ainsi que des réseaux ayant déjà mis en place, ou qui comptent mettre en place dans un avenir rapproché, des initiatives utilisant des solutions en logiciel libre. Des projets phares seront également créés dans les ministères suivants : Immigration et Communautés culturelles, Culture et Communications, Éducation, Loisir et Sport, ainsi que Finances et Économie;
  • Concertation avec le réseau de l’éducation afin de favoriser l’utilisation des logiciels libres dès le plus jeune âge dans les écoles, d’adapter les programmes de formation collégiale et universitaire en introduisant une formation spécifique sur le logiciel libre et d’identifier les occasions d’utilisation du logiciel libre dans ce réseau;
  • Animation d’une communauté de pratique sur le logiciel libre pour l’ensemble des organismes publics et des réseaux;
  • Évaluation des mécanismes administratifs qui freinent l’utilisation du logiciel libre au sein de l’Administration publique;
  • Diffusion de trois guides concernant l’utilisation des logiciels libres. Ces guides permettront une meilleure prise en compte des logiciels libres pour répondre aux besoins des organismes publics.

« Avec ces mesures, qui accentueront l’utilisation du logiciel libre dans les organismes publics, le gouvernement fait un pas de plus pour se donner une plus grande flexibilité dans la gestion de ses ressources informationnelles », a conclu le ministre Bédard.

L’expert Linux, une denrée rare en 2013

Le 12 mars 2013 (17:28) – par Cyrille Chausson

 

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Une étude de la Linux Foundation pointe du doigt une pénurie de profils Linux expérimentés. Les experts Linux deviennent des talents de plus en plus recherchés par les recruteurs, suivant ainsi la progression de Linux dans l’IT professionnel et grand public.

 

 

Les Linuxiens pourraient-ils être la perle rare des profils d’informaticiens recherchés ? C’est l’une des questions que l’on pourrait se poser à la lecture de la dernière étude publiée fin février par la Linux Foundation sur l’état de l’emploi Linux. Le résultat : les quelque 850 recruteurs sondés dans le cadre de cette étude (dont 9 % en Europe) notent une pénurie de profils qualifiés Linux. Une denrée rare, en somme.

 

Ainsi, ces 850 chercheurs de profils de Linuxiens expérimentés sont 93% à avoir des projets de recrutement sur cette cible dans les 6 prochains mois. C’est plus que lors de l’édition précédente de cette étude, note la Linux Foundation : à l’époque, ils étaient 83% à avoir des velléités de recrutements ciblant Linux sur la première moitié de 2012. Pourtant, malgré cette demande élevée, presque 9 recruteurs sur 10 trouvent « quelque peu difficile » à « très difficile » la découverte de ce type de profils expérimentés. Une compétence qui se raréfie : cela représente une hausse de 4 points par rapport à 2012.

 

Les raisons de cette hausse d’intérêt pour la compétence Linux ? La généralisation de Linux dans les couches d’infrastructures des SI, ainsi que de l’omniprésence de l’Open Source – et donc de Linux – au coeur des technologies du moment comme le Cloud (ou plutôt l’Open Cloud), le Big Data (Hadoop en est l’exemple le plus probant), mais également dans l’embarqué, la mobilité et les très tendance terminaux connectés. Autres éléments mentionnés dans l’étude, la flexibilité de Linux qui accompagne la croissance des entreprises, et la migration de ces dernières vers l’OS libre. Celles-ci, qui n’avaient ainsi pas de plan de recrutements Linux en 2012, en prévoient pour 2013, explique l’étude.

 

Logiquement, l’étude de la Linux Foundation, qui se base également sur les chiffres du site de recrutement américain Dice.com, affirme que les profils les plus recherchés par les recruteurs sont les administrateurs systèmes à 73%. Autre profil convoité, le développeur du monde de l’embarqué et ceux qui maîtrisent l’architecture du noyau, ciblés à 57% par les recruteurs. Enfin les profils dits de DevOps sont visés dans 25%.

 

Hausse de 9% des salaires, au dessus de la moyenne

 

Autre conséquence de cette pénurie, la convoitise des profils. L’étude note ainsi que parmi les Linuxiens expérimentés sondés, 75% ont admis avoir reçu l’appel d’un recruteur ces six derniers mois. Et face à cet engouement, quelque 35% envisagent de changer d’employeurs en 2013. Les plus expérimentés – ceux que l’étude baptise les Top Performers – se voient offrir davantage d’opportunités. Du coup, 56 % pensent même que trouver un nouveau poste, avec de meilleures conditions, sera « plutôt facile » voire « très facile ». Du coup, 74% des recruteurs affirment faire des ponts d’or à ces profils si rares. Les salaires des Linuxiens expérimentés sont ainsi supérieurs à ceux pratiqués sur le marché du IT, globalement, note la Linux Foundation. Aux Etats-Unis, le salaire moyen pour un expert Linux s’établit aujourd’hui à 90 853 $ contre 85 619 $ pour un expert IT en général. Soit une hausse de 9% sur un an alors que les salaires moyens dans l’IT aux Etats-Unis ont progressé de 5%.

 

Outre ces gains salariaux, les entreprises sont également prêtes à accorder des petits bonus aux compétences Linux : un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée dans 61% des cas et des horaires de travail plus flexibles, voire le télétravail, pour 47%.

 

La France stimule les compétences Linux

 

En France, certaines initiatives ont déjà émergés pour dresser un rempart contre cette pénurie de talents Linux. Par exemple, le CNLL, le réseau d’entreprises PLOSS, ainsi que le groupe thématique Logiciels Libres du pôle de compétitivité Systématic ont pris le problème à bras le corps pour renforcer la filière. Leur levier : la Charte du Libre Emploi qui doit, outre le fait de baliser les entreprises signataires respectueuses des mécanismes de l’Open Source et du logiciel Libre, donner une impulsion aux étudiants attirés par les métiers liées à Linux et à l’Open Source. Objectif : répondre à la pénurie de compétences et de profils spécifiques maitrisant les caractéristiques bien particulières du Logiciel Libre. La Charte avait déjà rallié plus de 50 entreprises signataires en janvier dernier.

 

Une autre initiative notable en France visant à répondre à la demande de compétences dans le monde Open Source se trouve chez Alter Way. La SSLL a ouvert ce qu’elle baptise une Libre Académie dont l’objectif est de former aux métiers qui façonnent l’Open Source. Une façon en France d’aborder la pénurie de talents et d’alimenter en compétence ce tissu de PME innovantes – et en croissance – qui forment l’Open Source dans l’Hexagone.

 

En complément, sur LeMagIT :

Le dessin de François Cointe – Le linuxien se fait rare

Enalean, une PME type de l’Open Source à la Française

2013-2015 : 900 000 postes IT à pourvoir en Europe, environ 10 % en France

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