L’Agile Alliance est une organisation sans but lucratif chargée de promouvoir à l’échelle mondiale les valeurs et principes du Manifeste Agile.

Méthode agile

Les méthodes agiles sont des groupes de pratiques pouvant s’appliquer à divers types de projets, mais se limitant plutôt actuellement aux projets de développement en informatique (conception de logiciel). Les méthodes agiles se veulent plus pragmatiques que les méthodes traditionnelles. Elles impliquent au maximum le demandeur (client) et permettent une grande réactivité à ses demandes. Elles visent la satisfaction réelle du besoin du client et non les termes d’un contrat de développement. La notion de méthode agile a été officialisée en 2001 par un document, le Manifeste Agile (Agile Manifesto), signé par 17 personnalités impliquées dans l’évolution du génie logiciel, en particulier, en tant qu’auteur de leur propre méthode.

Les méthodes agiles et les pratiques qu’elles recouvrent seraient antérieures au Manifeste Agile, qui ne serait donc pas l’acte de naissance des méthodes agiles ou du mouvement agile, mais la formalisation consensuelle par les auteurs de ces méthodes, toutes nées dans la deuxième partie de la décennie 90, du fait qu’elles avaient des valeurs communes, une structure (cycle de développement) commune (itérative, incrémentale et adaptative) et une base de pratiques, soit communes, soit complémentaires. Parmi ces méthodes on trouve en premier lieu la méthode RAD (Développement rapide d’applications) de James Martin (1991), puis DSDM, la version anglaise du RAD (1995). Plusieurs autres méthodes comme ASD ou FDD reconnaissent leur parenté directe avec RAD (que certains de ses promoteurs présentent comme la première méthode agile publiée). Les deux méthodes agiles les plus connues en France sont : la méthode Scrum (1996) et la méthode XP, pour Extreme programming (1999).

Agile (adaptatif) = itératif, incrémental. Une méthode agile est donc avant tout itérative sur la base d’un affinement du besoin mis en œuvre dans des fonctionnalités en cours de réalisation et même déjà réalisées. Cet affinement, indispensable à la mise en œuvre du concept adaptatif, se réalise en matière de génie logiciel sous deux aspects :

  • fonctionnellement, par adaptation systématique du produit aux changements du besoin détecté par l’utilisateur lors de la conception-réalisation du produit (notion de validation permanente de l’utilisateur avec RAD et notion de conception émergente avec XP) ;
  • techniquement, par remaniement régulier du code déja produit (refactoring).

Une méthode agile est ensuite, éventuellement, incrémentale. Lorsque le projet, quel que soit le nombre de participants, dépasse en durée une dizaine de journées en moyenne, la production de ses fonctionnalités s’effectuent en plusieurs incréments.

La notion de méthode agile a émergé avec des pratiques ciblant uniquement le développement d’une application informatique. Mais un mouvement managérial plus large (management agile) commencerait à coupler les valeurs agiles aux techniques de l’amélioration continue de la qualité (MTQS ou Lean).